Stories from the Field
Mali : la vie après la lèpre/Mali: Life After Leprosy
Si la lèpre, dans ce pays, n’est plus un problème prioritaire de santé, les séquelles économiques, sociales, humaines, que la maladie a engendré chez ceux qui l’ont contractée sont immenses. Pourtant, ces malades guéris doivent retrouver leur place, toute leur place dans la société…
Bamako : à deux pas du Centre national d’appui à la lutte contre la maladie se trouve le village de Samanko. Autrefois Centre de postcure pour les anciens malades de l’Institut Marchoux, Samanko est devenu un village où vivent dix anciens lépreux qui n’ont pu, pour différentes raisons, rentrer chez eux… Leurs familles les ont rejoints.
Le village s’est doté d’une école primaire qui accueille 150 enfants – enfants des lépreux et des villages environnants – et un dispensaire. La Fondation Raoul Follereau soutient la communauté villageoise dans son quotidien : fonctionnement du groupe électrogène, aide à l’amélioration des sols pour de meilleurs rendements agricoles, aide alimentaire pendant la période de soudure, élevage, médicaments pour le dispensaire, indemnités de l’aide-soignant. Grâce à quoi, la communauté villageoise fonctionne harmonieusement.
Jouxtant le village, le Centre des invalides de la lèpre est un lieu de vie pour les grands handicapés de la lèpre, ceux dont les séquelles sont si invalidantes qu’ils sont totalement dépendants. La FRF pourvoit entièrement au fonctionnement du Centre dont elle est le seul partenaire. Elle assure la nourriture, l’habillement, et les soins des 10 grands invalides qui y résident.
Mais il faut préparer l’avenir… C’est pourquoi, à Niarela, nous aidons 20 jeunes – enfants de lépreux – à apprendre un métier. Au Centre « Père Michel », la formation est sérieuse et bien cotée. Les spécialités sont : le machinisme agricole, l’électricité, la mécanique auto… En 3 ans, les élèves peuvent passer un BTS qui leur permettra de trouver un emploi, de vivre et de faire vivre les leurs.
Ainsi, cette terrible maladie n’handicape pas la vie des jeunes. Socialement, « bien que » enfants de lépreux, ils vivent, prennent leurs responsabilités, et font vivre les autres ! Une belle preuve que la générosité des uns peut aider les autres à dépasser leurs épreuves, et… à vaincre les tabous !
© Odile Level, Service Communication de la Fondation Raoul Follereau
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Mali: Life after Leprosy
Leprosy may no longer be a health priority for this country, nevertheless the economic, social and human consequences for those who have had this disease are immense.
Bamako: Only a stone’s throw from the National Centre for Support against Leprosy (formerly the Institut Marchoux) is the village of Samako. Previously a post-treatment centre for former patients of the Institut Marchoux, Samako is now a village where people who have been cured of leprosy are living – individuals who have not been able to return home for various reasons – and their families have joined them.
The village has a primary school with some 150 pupils – children of people affected by leprosy and from surrounding villages – as well as a dispensary. The Fondation Raoul Follereau supports the daily life of the community: a working generator, assistance with improving soil to maximise agricultural production, food relief during periods of non-production, rearing animals, medicine for the dispensary and allowances for the nurse’s aide. All of these elements enable the village to function harmoniously.
Bordering the village, the Centre for People with Impairments as a Result of Leprosy is a place where people live, whose disabilities due to leprosy are so severe that they cannot live independently. The Fondation Raoul Follereau is the sole funder of this Centre and ensures its management. FRF provides food, clothing and care for the ten individuals who are living there.
In addition the future must be taken care of… which is why FRF is assisting 20 young people – children of people with leprosy – to learn a trade. Training at the Père Michel Centre is serious and well prepared. It specialises in agricultural machinery, electricity, car mechanics… It takes students three years to obtain a BTS qualification, which will enable them to live and to support their relatives.
Thus, the lives of the young are not handicapped by leprosy. Although socially they are children of people with leprosy, they can live their lives, assume their responsibilities and inspire others!
© Odile Level, Communication Service of the Fondation Raoul Follereau
Translation: ILEP Secretariat

